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L’agglomération Paris-Saclay organise un événement culturel majeur à l’échelle du territoire, SPaCe, une exposition d’art contemporain au cœur de nos espaces publics.

Le nouvel événement art contemporain à Paris-Saclay

Pour cette 1ère édition, du 15 novembre au 15 février, huit communes de l’agglomération - Marcoussis, Massy, Montlhéry, Nozay, Orsay, Palaiseau, Verrières-le-Buisson, Villejust - accueillent des œuvres d’artistes professionnels, qui ont visité nos villes pour faire des propositions originales. Neuf autres communes suivront l’an prochain et ainsi de suite, ces prochaines années, pour offrir un parcours artistique complet sur notre territoire.

Les artistes investissent l’espace public

Sculptures monumentales, installations immersives, jeux de lumière… SPaCe vous propose de poser un autre regard sur notre environnement quotidien. Reconnus en France, voire à l’international, les artistes sélectionnés ont laissé libre cours à leur créativité. Et le résultat est toujours étonnant !

Partager une expérience originale

Si la démarche créative de certaines œuvres vous échappe, ou si au contraire elle vous interpelle, vous aurez la possibilité de rencontrer la plupart des artistes qui animeront des ateliers durant ces 3 mois.

 

 

EM EMEM : DES CARREAUX DE FAÏENCE POUR RAFISTOLER L'ASPHALTE

Un fil rouge artistique itinérant, disséminé de ville en ville....

La démarche d’Ememem se singularise par une volonté éminemment poétique de recyclage et de raccommodage. Au moyen de matériaux glanés çà et là, l’artiste réalise des mosaïques pour combler les fissures, nids de poules et autres anfractuosités qui ponctuent les routes et les trottoirs. Transposant alors une pierre d’achoppement (ce sur quoi l’on trébuche) en pierre angulaire d’un projet curatif et ornemental. Intitulé « flaking », le geste opéré par Ememem entreprend de panser les plaies béantes de l’asphalte en instaurant la cicatrice comme motif esthétique. L’installation se passe la nuit pour mieux surprendre le marcheur au cours de son trajet matinal.
Soyez attentifs, au hasard d’une promenade, vous pourrez certainement tomber dessus ! 

www.ememem-flacking.net

@Ememem

 

 

 

Les oeuvres par ville

Palaiseau / CAPRICE DES DIEUX (Par COSKUN)

Taillée dans la grume de bois, Caprices des Dieux évoque nos origines autant que notre contemporanéité. Les rapports humains et leurs métamorphoses semblent y être symbolisés par la présence du masculin et du féminin lovés dans le creux et le plein, l’ombre et la lumière. L’œuvre d’art a ce pouvoir de commuer la pensée et le ressenti en images. D’un côté le tronc, creux, s’élève tel le canon mais s’affirme aussi comme la cavité qui engendre la forme. On ne sait si la femme qui s’y prolonge, pleine, formée, naît de la matrice ou si c’est elle, au contraire, qui l’engendre. COSKUN apprécie le bois et la terre parce qu’ils ont un rapport avec les origines. C’est la tension dans la matière qui compte avant tout ; un mélange d’instinct primitif, d’intelligence sensible et de création au-delà de soi.

 

Icone marqueur de lieuPlace Séré de Rivières

www.coskun.paris

 

 

Villejust / OLYMPIA (Par Thomas Monin)

C’est au crépuscule, entre chien et loup, que l’installation Olympia se révèle : une constellation phosphorescente se détache de l’obscurité et forme les contours d’une louve fabuleuse. Si bien des contes et légendes ternissent l’image de cet animal, ce n’est pas le dessein de Thomas Monin dont l’œuvre qui adopte une posture bienveillante – presque maternelle – n’est pas sans évoquer le mythe des frères fondateurs de Rome, recueillis et allaités par une louve. C’est à la lisière entre nature et civilisation, à la frontière entre sauvage et domestique, qu’Olympia trône en gardienne d’un équilibre fragile.

 

Icone marqueur de lieuRue d'Orsay

www.thomas-monin.com/language/fr

Verrières-le-Buisson / CARYOPSE (Par Anaïs Lelièvre)

Au centre André Malraux (cet ancien domaine des Vilmorin, où se projettent des mutations à venir), l'installation éphémère Caryopse d'Anaïs Lelièvre bouleverse l'appréhension de cet espace en transition et déploie dans ses strates un processus croisant passé et devenirs. Sur la façade du bâtiment où les graines récoltées étaient étudiées et empaquetées, le dessin "non fini" d'une vue microscopique de grain de blé entre lui-même en croissance : par multiplication et variation, son extension rhizomatique évoque des principes génétiques, ainsi appliqués à l'architecture. En écho à l'herbier classé monument national, et ici conservé pour de nouvelles études, cette construction de papier, collé à l'amidon de blé, joue d'un double mouvement et semble à la fois germiner et s'effriter, se désagréger et s'ériger. Poursuivant ce processus, des ateliers menés par l'artiste proposeront de faire germer d'autres excroissances à partir des restes de la production.

Icone marqueur de lieu13 rue d'Antony

www.anaislelievre.com

Nozay / OBSERVATOIRE (Par Julia Dantonnet)

Si nous sommes aujourd’hui capables d’estimer la profondeur du ciel cosmologique et si nous disposons de moyens sophistiqués pour voyager dans l’espace, le ciel reste toutefois toujours porteur d’imaginaire. Inspiré du Cyanomètre – instrument conçut au XVIIIe siècle pour mesurer l’intensité du bleu du ciel – Observatoire est un abri éphémère, un espace de rêverie qui invite à une contemplation céleste. Sous un dôme composé d’une centaine de facettes se déploie la palette des bleus du ciel, tel un nuancier des couleurs perçues de l’aube au crépuscule. Certaines de ces facettes sont des couleurs pures permettant d’observer le ciel tel qu'il est ; d’autres sont des fragments photographiques de ciels prélevés dans diverses conditions d’espace et de temps.

 

Jardin de l'Hôtel de ville

www.juliadantonnet.fr

Marcoussis / LUMITÉ (Par Aurore Fouchier)

Formée au design d'espaces, Aurore Fouchier conçoit des installations lumineuses en lien étroit avec leur environnement d'implantation. Souhaitant questionner l'essor technologique propre au territoire, l'artiste a créé une balise suspendue dont les lignes épurées semblent issues de la science-fiction. L'œuvre intitulée "Lumité" miroite la lumière du soleil au cours de la journée et se transforme en disque lumineux la nuit. Elle articule changement de couleurs diurne et pulsation lumineuse nocturne en faveur d'une interaction avec son environnement, qui peut alors évoquer une éclipse ou rappeler le langage lumineux des sémaphores.

Icone marqueur de lieuParc des Célestins

www.a-lumieres.com

Massy / VOITURE PING-PONG (Par Benedetto Bufalino)

La démarche de Benedetto Bufalino se fonde sur une pratique du détournement ; une reconfiguration du monde qui peut d’abord passer pour une bonne blague mais ne se contente pas de faire sourire. La proposition faite sur le parvis de la gare de Massy relève d’un double basculement : renversement d’une voiture alors transformée en table de ping-pong et bouleversement de l’environnement qui achève le plaisir solitaire de l’automobiliste au profit de l’amusement collectif. Si l’incongruité situationnelle de l’œuvre peut apparaître légère, insouciante voire désinvolte, elle n’est pas sans générer une attention et une exploration de l’espace dans lequel elle s’inscrit.

 

Icone marqueur de lieuParvis de la gare TGV

www.benedettobufalino.com

Orsay / ADRIFT (Par Boris Chouvellon)

Le travail de Boris Chouvellon traduit une forme de désenchantement en s’affirmant dans l’esthétique de la ruine ou encore la beauté du naufrage. Sur une plateforme flottante réalisée à partir de panneaux électoraux, l’artiste présente une étoile à cinq branches composée de barrières Vauban. Généralement utilisées pour contraindre les foules, ces barrières concrétisent désormais un repère immuable symboliquement suggéré par la figure stellaire. Aux promesses anonymes de candidats terrassés, Boris Chouvellon oppose une starification dorée dont la géométrie des contours soumet au regard un étonnant point de fuite.

Icone marqueur de lieuLac du Mail

www.borischouvellon.com

Montlhéry / RÉSONNANCE (Par Catherine Baas)

Des souvenirs de balançoire suspendue aux branches, Catherine Baas a conservé une profonde fascination pour l’arbre et son rapport à l’homme. Son travail in-situ emprunte à la fois la rigueur minimaliste et la dimension poétique des cabanes d’enfants pour créer une architecture intimement pensée en adéquation avec le végétal. Tantôt soutiens, tantôt écrins, ses installations engagent un ballet de lignes courbes et de couleurs primaires qui stimule une nouvelle lecture de la nature.

Icone marqueur de lieu Parc de la Souche

www.catherine-baas.com

 

 

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